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Bienvenue sur le site web de Darchari MIKIDACHE. Vous y trouverez une synthèse de ses propositions, ses éditoriaux, ses réflexions, ses actions, sa biographie, ses tribunes et ses citations.


UN PAYS QUI HUMILIE LA COMPÉTENCE FINIT PAR PROMOUVOIR LA MÉDIOCRITÉ

Publié par Darchari Mikidache sur 13 Août 2026, 08:54am

Catégories : #Promotion du genre, #Promotion des talents, #Ascension sociale, #Égalité des changes, #Afrique, #Madagascar, #Comores Action, #Action publique

UN PAYS QUI HUMILIE LA COMPÉTENCE FINIT PAR PROMOUVOIR LA MÉDIOCRITÉ
UN PAYS QUI HUMILIE LA COMPÉTENCE FINIT PAR PROMOUVOIR LA MÉDIOCRITÉ
UN PAYS QUI HUMILIE LA COMPÉTENCE FINIT PAR PROMOUVOIR LA MÉDIOCRITÉ
UN PAYS QUI HUMILIE LA COMPÉTENCE FINIT PAR PROMOUVOIR LA MÉDIOCRITÉ

Le talent que vous humiliez aujourd’hui peut devenir demain la compétence que votre pays cherchera désespérément ailleurs

Darchari Mikidache

Un pays peut perdre de l’argent et se relever.

 

Il peut perdre une infrastructure et la reconstruire.

 

Mais lorsqu’il commence à décourager ses citoyens compétents, à marginaliser ceux qui travaillent sérieusement et à promouvoir ceux qui savent seulement se placer, il détruit quelque chose de beaucoup plus précieux :

 

son capital humain.

 

La compétence est une richesse nationale.

 

Et pourtant, dans de nombreuses sociétés, elle devient parfois gênante.

 

Celui qui sait est perçu comme prétentieux.

 

Celui qui propose est considéré comme dérangeant.

 

Celui qui réussit devient suspect.

 

Celui qui veut changer les habitudes finit parfois isolé.

 

À force, les meilleurs se taisent, partent ou renoncent.

 

Et la médiocrité gagne du terrain.

 

———

 

1. QUAND LA COMPÉTENCE DEVIENT UNE MENACE

 

Dans une organisation fragile, une personne compétente peut être perçue non comme une ressource, mais comme une menace.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’elle pose des questions.

 

Parce qu’elle compare les résultats.

 

Parce qu’elle révèle les insuffisances.

 

Parce qu’elle propose d’autres méthodes.

 

Parce qu’elle refuse parfois de considérer l’échec comme une fatalité.

 

Lorsque les dirigeants manquent de confiance en eux, ils peuvent alors préférer la loyauté personnelle à la compétence professionnelle.

 

C’est le début du déclin.

 

———

 

2. LA MÉDIOCRITÉ SE REPRODUIT

 

Une personne compétente cherche généralement à travailler avec d’autres personnes compétentes.

 

La médiocrité suit parfois une logique inverse.

 

Elle se protège.

 

Elle recrute des profils qui ne la contestent pas.

 

Elle écarte ceux qui pourraient révéler ses limites.

 

Elle récompense la conformité plutôt que la performance.

 

Peu à peu, toute l’organisation baisse son niveau d’exigence.

 

Ce qui était autrefois considéré comme insuffisant devient normal.

 

———

 

3. LE NÉPOTISME A UN COÛT ÉCONOMIQUE

 

Nommer une personne simplement parce qu’elle appartient au bon réseau familial, politique ou relationnel n’est pas seulement une injustice individuelle.

 

Cela peut devenir une mauvaise décision économique.

 

Une entreprise mal dirigée perd des marchés.

 

Une administration mal gérée gaspille des ressources.

 

Un projet confié à une personne insuffisamment compétente prend du retard.

 

Une institution dont les recrutements ne récompensent plus le mérite finit par décourager ceux qui pourraient la rendre meilleure.

 

Le favoritisme crée donc des coûts invisibles mais considérables.

 

———

 

4. LES MEILLEURS FINISSENT PAR PARTIR

 

Lorsque la compétence n’est plus reconnue, les personnes les plus mobiles cherchent naturellement d’autres environnements.

 

Elles changent d’entreprise.

 

Elles changent de secteur.

 

Elles émigrent.

 

Elles créent leurs propres structures.

 

Ou elles cessent tout simplement de participer.

 

Un pays peut alors financer pendant vingt ans l’éducation de ses meilleurs talents et les voir produire leur valeur ailleurs.

 

C’est l’une des formes les plus coûteuses de gaspillage national.

 

———

 

5. LE PLUS GRAVE : LES JEUNES OBSERVENT

 

Les jeunes comprennent très vite les règles réelles d’une société.

 

Ils voient qui obtient les postes.

 

Ils voient qui est récompensé.

 

Ils voient qui progresse.

 

Ils voient aussi ceux qui travaillent beaucoup sans jamais obtenir leur chance.

 

Si le message implicite devient :

 

« Le mérite compte moins que les relations »,

 

alors les comportements changent.

 

Pourquoi investir autant dans ses compétences si la compétence n’est pas récompensée ?

 

Une société finit toujours par produire les comportements qu’elle récompense.

 

———

 

6. LA MÉRITOCRATIE N’EST PAS LA PERFECTION

 

Aucune société n’est parfaitement méritocratique.

 

Les relations humaines, les réseaux, les circonstances et parfois la chance joueront toujours un rôle.

 

Mais une société saine doit maintenir un principe fondamental :

 

la compétence doit augmenter les chances de réussir.

 

Le diplôme ne doit pas tout garantir.

 

Mais l’effort, le sérieux, la compétence, l’expérience et les résultats doivent compter.

 

Sans cela, la confiance dans les institutions s’effondre.

 

———

 

7. IL FAUT RÉCOMPENSER LES RÉSULTATS

 

Une véritable culture de la compétence suppose de changer certaines pratiques.

 

Dans les administrations comme dans les entreprises :

 

— recruter sur des critères clairs ;

 

— évaluer les résultats ;

 

— former régulièrement les équipes ;

 

— promouvoir ceux qui démontrent leurs capacités ;

 

— permettre la contradiction professionnelle ;

 

— reconnaître les réussites ;

 

— sanctionner les échecs répétés lorsqu’ils résultent de négligences manifestes.

 

La compétence ne doit pas être célébrée uniquement dans les discours.

 

Elle doit être récompensée dans les décisions.

 

———

 

8. LES DIRIGEANTS ONT UNE RESPONSABILITÉ MAJEURE

 

Un dirigeant compétent n’a pas peur de recruter quelqu’un de meilleur que lui dans certains domaines.

 

Au contraire.

 

Il comprend qu’une organisation forte est composée de personnes complémentaires.

 

La vraie puissance d’un responsable ne consiste pas à être le plus intelligent de la pièce.

 

Elle consiste à construire une équipe capable de produire collectivement de meilleurs résultats que lui seul.

 

———

 

9. L’AFRIQUE NE PEUT PAS GASPILLER SES TALENTS

 

Le défi est particulièrement important pour les pays africains.

 

Les populations sont jeunes.

 

Les besoins en compétences sont immenses.

 

Les ressources financières sont souvent limitées.

 

Chaque ingénieur, médecin, économiste, entrepreneur, enseignant, technicien, chercheur ou professionnel qualifié représente donc une ressource stratégique.

 

Former ces compétences puis les décourager serait une absurdité économique.

 

L’Afrique n’a pas seulement besoin de produire davantage de diplômés.

 

Elle doit construire des environnements dans lesquels ses talents peuvent travailler, progresser, créer et contribuer.

 

———

 

10. UNE NATION FORTE N’A PAS PEUR DE SES MEILLEURS

 

Elle leur donne de l’espace.

 

Elle leur donne des responsabilités.

 

Elle accepte leurs critiques lorsqu’elles sont constructives.

 

Elle les met en concurrence sur leurs résultats.

 

Elle crée des passerelles entre les générations.

 

Elle attire même les compétences venues de l’extérieur.

 

Car le développement n’est jamais produit par la médiocrité organisée.

 

Il est produit par des femmes et des hommes capables, motivés et placés dans des institutions qui leur permettent d’agir.

 

———

 

LA COMPÉTENCE N’EST PAS UN LUXE

 

C’est une infrastructure invisible.

 

Les routes permettent aux marchandises de circuler.

 

Les ports permettent aux entreprises de commercer.

 

Les écoles transmettent le savoir.

 

Mais ce sont les compétences humaines qui permettent à toutes ces infrastructures de fonctionner.

 

Un pays qui néglige ses compétences peut posséder des ressources naturelles considérables et rester pauvre.

 

À l’inverse, certaines nations disposant de peu de ressources naturelles ont bâti leur prospérité sur l’éducation, la compétence, l’organisation et l’innovation.

 

Le véritable patrimoine d’un pays se trouve aussi dans les capacités de ses citoyens.

 

« Une société qui récompense la compétence prépare son avenir. Une société qui récompense la médiocrité finit par en payer collectivement le prix. »

 

— Darchari MIKIDACHE

 

Et une autre idée mérite d’être retenue :

 

« Le talent que vous humiliez aujourd’hui peut devenir demain la compétence que votre pays cherchera désespérément ailleurs. »

 

— Darchari MIKIDACHE

 

Valoriser les compétences n’est donc pas seulement une question de justice.

 

C’est une stratégie de développement.

 

Par Darchari MIKIDACHE

Président du think-tank Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)

 

La diffusion des idées fait progresser les peuples. Reproduction et partage autorisés avec mention intégrale de l'auteur et de la source.

 

Pour découvrir d’autres analyses économiques, politiques, sociales et stratégiques :

www.darcharimikidache.com

 

Pour approfondir les réflexions économiques et les propositions consacrées au développement de l’Afrique et des Comores :

www.ceec-comores.org

 

Pour retrouver des articles pratiques sur l’épargne, l’investissement, la réussite, les relations humaines et le développement personnel :

www.mieux-reussir.over-blog.com

 

#Compétence #Méritocratie #Leadership #Gouvernance #CapitalHumain #Jeunesse #Afrique #Développement #Éducation #Réussite #Société

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