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Bienvenue sur le site web de Darchari MIKIDACHE. Vous y trouverez une synthèse de ses propositions, ses éditoriaux, ses réflexions, ses actions, sa biographie, ses tribunes et ses citations.


UN PAYS QUI IMPORTE CE QU’IL PEUT PRODUIRE FINANCE LES EMPLOIS DES AUTRES

Publié par Darchari Mikidache sur 28 Juillet 2026, 08:04am

Catégories : #Souveraineté, #Alimentaire, #Agroalimentaire, #Alimentation, #Productivité, #Autosuffisance, #Agence de développement agricole, #Action publique, #Accompagnement

UN PAYS QUI IMPORTE CE QU’IL PEUT PRODUIRE FINANCE LES EMPLOIS DES AUTRES
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La souveraineté alimentaire ne consiste pas à produire tout ce que l'on consomme. Elle consiste à ne jamais dépendre dangereusement de ce que l'on ne produit pas

Darchari Mikidache, Président du think-tank Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)

Un pays peut disposer de terres cultivables, d’eau, de soleil, de pêcheurs, d’éleveurs, d’agriculteurs et d’une jeunesse en quête d’activité.

 

Mais lorsqu’il importe massivement des produits qu’il pourrait raisonnablement produire, transformer ou substituer localement, il ne se contente pas de nourrir sa population.

 

Il finance également les exploitations agricoles, les usines, les transporteurs, les assureurs, les banques, les commerçants et les recettes fiscales des pays qui le fournissent.

 

Voilà l’un des paradoxes les plus coûteux de nombreuses économies africaines : elles possèdent une partie des ressources nécessaires pour produire, mais continuent d’importer une part croissante de ce qu’elles consomment.

 

Le commerce international reste indispensable. Aucun pays ne peut ni ne doit chercher à tout produire.

 

Mais importer sans stratégie ce que l’on pourrait produire durablement revient à exporter des devises, des investissements et des emplois.

 

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L’AFRIQUE POSSÈDE UN POTENTIEL AGRICOLE IMMENSE

 

Selon la Banque africaine de développement, l’Afrique concentrerait environ 65 % des terres arables non encore cultivées de la planète. Elle dispose également d’un important potentiel en eau, en énergie solaire, en élevage, en pêche et en main-d’œuvre jeune. 

 

Ce potentiel ne signifie pas que toutes les terres peuvent être immédiatement exploitées.

 

Certaines sont éloignées des marchés, soumises aux risques climatiques ou dépourvues de routes, d’irrigation et de réseaux électriques.

 

Mais le contraste reste considérable entre les possibilités du continent et sa dépendance alimentaire.

 

La FAO estimait déjà la facture annuelle des importations alimentaires africaines à environ 80 milliards de dollars. Certaines projections anciennes, souvent reprises dans les débats sur le développement agricole, évoquaient même une progression pouvant atteindre 110 milliards de dollars à l’horizon 2025. Ces estimations doivent être maniées avec prudence, mais elles montrent l’ampleur structurelle du problème. 

 

Dans le même temps, la Banque africaine de développement considère que le marché africain de l’alimentation et de l’agriculture pourrait atteindre 1 000 milliards de dollars à l’horizon 2030.

 

La question est donc simple :

 

Cette richesse future sera-t-elle créée principalement par les producteurs africains ou par les fournisseurs extérieurs ? 

 

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LA FACTURE NE SE LIMITE PAS AU PRIX DES ALIMENTS

 

Lorsqu’un pays importe du riz, de la viande, des œufs, des légumes, du lait ou des produits transformés, il ne paie pas uniquement la marchandise.

 

Il finance également :

 

— le transport maritime ou aérien ;

 

— les assurances ;

 

— les commissions des intermédiaires ;

 

— les opérations bancaires ;

 

— le stockage portuaire ;

 

— la manutention ;

 

— les marges des importateurs et des distributeurs ;

 

— les pertes liées aux délais et aux ruptures d’approvisionnement.

 

À cela s’ajoute le coût économique des devises qui quittent le pays.

 

Ces sommes ne financent plus les équipements agricoles nationaux, les unités de transformation, la formation des jeunes, les infrastructures rurales ou le développement des entreprises locales.

 

Le consommateur paie le produit importé.

 

L’économie nationale supporte, en plus, le coût des emplois qui n’ont pas été créés.

 

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PRODUIRE NE SUFFIT PAS : IL FAUT CONSTRUIRE DES FILIÈRES

 

Le problème alimentaire africain n’est pas seulement un problème de production agricole.

 

Un agriculteur peut cultiver.

 

Mais sans semences adaptées, sans eau, sans crédit, sans accompagnement technique, sans stockage et sans débouchés garantis, son effort reste fragile.

 

Un pêcheur peut augmenter ses prises.

 

Mais sans glace, sans chaîne du froid, sans transport régulier, sans normes sanitaires et sans unité de transformation, une partie de la production est perdue ou vendue à bas prix.

 

Un éleveur peut produire de la viande, du lait ou des œufs.

 

Mais sans alimentation animale disponible, sans services vétérinaires, sans abattoirs conformes et sans accès organisé au marché, la production locale restera insuffisante ou trop coûteuse.

 

La souveraineté alimentaire ne se construit donc pas uniquement dans les champs.

 

Elle se construit aussi :

 

— dans les centres de formation ;

 

— dans les banques et les institutions de microfinance ;

 

— sur les routes rurales ;

 

— dans les entrepôts ;

 

— dans les laboratoires ;

 

— dans les ports ;

 

— dans les marchés ;

 

— dans les unités de conditionnement et de transformation.

 

L’agriculture ne devient une véritable industrie que lorsqu’elle est reliée à toute une chaîne de valeur.

 

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IMPORTER SA NOURRITURE, C’EST AUSSI IMPORTER DE LA FRAGILITÉ

 

La dépendance extérieure peut sembler supportable lorsque les marchés mondiaux sont stables.

 

Elle devient dangereuse lorsque surviennent une guerre, une pandémie, une sécheresse, une hausse du pétrole, une fermeture de port ou une rupture des chaînes logistiques.

 

La guerre en Ukraine l’a rappelé avec brutalité.

 

La hausse des prix des céréales, des huiles alimentaires, des engrais, de l’énergie et du transport a touché des millions de ménages africains, même dans des pays situés à plusieurs milliers de kilomètres du conflit.

 

La vulnérabilité ne vient donc pas seulement de la quantité importée.

 

Elle vient également de l’absence de solutions de remplacement lorsque les prix augmentent ou que les livraisons ralentissent.

 

Un pays très dépendant peut subir simultanément :

 

— une hausse du coût des produits alimentaires ;

 

— une augmentation du prix du transport ;

 

— une dégradation de sa balance commerciale ;

 

— une pression accrue sur ses réserves de change ;

 

— une diminution du pouvoir d’achat ;

 

— un risque de pénuries ;

 

— une aggravation des tensions sociales.

 

Importer sa nourriture sans capacité nationale de réaction, c’est importer une partie des crises du monde.

 

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LES COMORES : UNE DÉPENDANCE ANCIENNE ET COÛTEUSE

 

La situation des Comores illustre clairement cette vulnérabilité.

 

La Banque mondiale estimait que le pays importait près de 70 % de ses besoins alimentaires en volume. Les produits alimentaires représentaient, selon les données utilisées dans son diagnostic, environ 44 % des importations de marchandises et l’équivalent de 29 % du produit intérieur brut en 2015. 

 

Ces proportions peuvent évoluer d’une année à l’autre, mais le diagnostic structurel demeure : les Comores figurent parmi les petites économies insulaires les plus dépendantes des importations alimentaires.

 

La FAO indiquait également que le pays importait environ 70 % de son alimentation et que la dépendance pouvait atteindre 90 % pour certains produits comme la volaille. 

 

Les chiffres les plus récents de la Banque centrale des Comores confirment l’importance de cette facture.

 

En 2024, les importations alimentaires ont atteint environ 56,9 milliards de francs comoriens, contre 53,1 milliards en 2023, soit une progression proche de 7 %. Elles ont ainsi dépassé la facture des importations énergétiques, évaluée à 46,4 milliards de francs comoriens cette même année. 

 

Autrement dit, les Comores ont consacré en 2024 près de 57 milliards de francs comoriens à l’achat de produits alimentaires à l’étranger.

 

Cela représente environ :

 

— 4,7 milliards de francs comoriens par mois ;

 

— 156 millions de francs comoriens par jour ;

 

— plus de 100 000 francs comoriens dépensés chaque minute en moyenne.

 

Ces calculs donnent un ordre de grandeur. Ils ne signifient évidemment pas que toutes ces importations pourraient être supprimées.

 

Mais ils montrent la masse financière susceptible d’être progressivement réorientée vers la production, le stockage, la pêche, l’élevage et la transformation locale.

 

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LE RIZ, SYMBOLE DE LA DÉPENDANCE

 

Le riz occupe une place centrale dans l’alimentation comorienne.

 

Selon des données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques rapportées par la presse, les Comores importeraient en moyenne près de 80 000 tonnes de riz par an. 

 

D’autres documents institutionnels indiquent que l’ONICOR importait autour de 60 000 tonnes par an et devait maintenir un stock de sécurité correspondant à plusieurs mois de consommation. Les écarts entre ces estimations peuvent s’expliquer par les années de référence, les catégories de riz retenues et l’inclusion éventuelle des importations privées. 

 

L’essentiel est ailleurs : la consommation nationale repose largement sur un produit importé, transporté sur plusieurs milliers de kilomètres et exposé aux prix internationaux.

 

Il serait irréaliste de prétendre remplacer rapidement tout le riz importé par une production nationale.

 

Les contraintes foncières, hydriques, climatiques et économiques sont réelles.

 

En revanche, le pays peut agir sur plusieurs leviers :

 

— réduire les pertes ;

 

— améliorer la gestion des stocks ;

 

— diversifier les fournisseurs ;

 

— sécuriser les contrats d’approvisionnement ;

 

— favoriser la consommation de produits locaux de substitution ;

 

— développer le manioc, la banane, la patate douce et d’autres féculents ;

 

— soutenir les activités de transformation afin de rendre ces produits plus pratiques, mieux conservés et plus attractifs.

 

La souveraineté alimentaire ne signifie pas nécessairement produire tout le riz consommé.

 

Elle signifie éviter qu’un seul produit importé ne devienne l’unique fondement de la sécurité alimentaire nationale.

 

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LES COMORES ONT POURTANT DÉJÀ PROUVÉ QU’ELLES SAVENT PRODUIRE

 

Les Comores ne partent pas de zéro.

 

Le pays possède une longue expérience dans la production de vanille, d’ylang-ylang et de girofle destinés aux marchés internationaux.

 

En 2024, les exportations d’ylang-ylang ont atteint environ 21,4 tonnes, contre 15,3 tonnes en 2023, soit une augmentation proche de 40 %. Les recettes correspondantes ont progressé pour atteindre environ 1,4 milliard de francs comoriens. 

 

Cette performance démontre que le pays sait produire, collecter, transformer et exporter des produits répondant à des exigences internationales.

 

Le défi consiste désormais à appliquer une partie de cette expérience aux filières qui nourrissent directement la population.

 

Les marges de progression existent notamment dans :

 

— le maraîchage intensif et raisonné ;

 

— la production d’œufs ;

 

— l’aviculture ;

 

— l’élevage caprin et bovin adapté aux contraintes insulaires ;

 

— la pêche artisanale mieux organisée ;

 

— l’aquaculture ;

 

— la transformation du manioc et de la banane ;

 

— les produits à base de noix de coco ;

 

— la conservation des fruits ;

 

— les épices et les produits agricoles à forte valeur ajoutée.

 

Un rapport préparé dans le cadre de la planification agricole des Comores estimait même que, si les produits alimentaires d’origine animale actuellement importés étaient davantage produits localement, la valeur ajoutée du secteur de l’élevage pourrait être fortement augmentée, jusqu’à potentiellement doubler dans le scénario étudié. 

 

Il ne s’agit pas d’une prévision automatique.

 

Mais ce résultat montre l’importance économique de la substitution ciblée aux importations.

 

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NE PAS CONFONDRE SOUVERAINETÉ ET AUTARCIE

 

La souveraineté alimentaire ne signifie pas fermer les frontières.

 

Elle ne signifie pas interdire toutes les importations ni imposer aux consommateurs des produits plus chers et de moindre qualité.

 

Une politique brutale pourrait provoquer des pénuries, encourager la contrebande et aggraver l’inflation.

 

La bonne stratégie consiste à identifier les produits pour lesquels une production locale est techniquement possible, économiquement viable et socialement utile.

 

La substitution aux importations doit donc être :

 

— progressive ;

 

— ciblée ;

 

— accompagnée ;

 

— évaluée ;

 

— compatible avec la protection du pouvoir d’achat.

 

Le pays doit continuer à importer ce qu’il ne peut pas produire efficacement.

 

Mais il doit cesser d’abandonner les secteurs qu’il peut raisonnablement développer.

 

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RECOMMANDATIONS DU CEEC

 

1. IDENTIFIER LES DIX PRINCIPAUX PRODUITS SUBSTITUABLES

 

 

 

Il faut établir une liste précise des aliments fortement importés pouvant être produits ou remplacés localement.

 

Cette liste doit reposer sur des données relatives aux volumes importés, aux prix, aux capacités productives, aux besoins en eau, aux terres disponibles et au potentiel d’emploi.

 

2. CONSTRUIRE UNE STRATÉGIE SUR DIX ANS

 

 

 

La réduction de la dépendance ne peut pas résulter d’une succession de mesures improvisées.

 

Les Comores doivent définir des objectifs par filière, avec une trajectoire annuelle de production, d’investissement, de stockage et de transformation.

 

3. FINANCER LES CYCLES AGRICOLES

 

 

 

Les crédits classiques sont souvent mal adaptés à l’agriculture.

 

Un producteur investit plusieurs mois avant de percevoir ses premières recettes.

 

Il faut donc développer des prêts saisonniers, des garanties publiques, des mécanismes de partage du risque et des financements adaptés aux coopératives.

 

4. INVESTIR DANS LA CHAÎNE DU FROID

 

 

 

Une hausse de la production ne servira à rien si une partie des poissons, des fruits, des légumes, de la viande ou du lait se détériore avant d’atteindre le consommateur.

 

Des chambres froides, des équipements solaires, des véhicules adaptés et des centres de stockage doivent être installés au plus près des zones de production.

 

5. ORGANISER DES CONTRATS D’ACHAT

 

 

 

Les écoles, les hôpitaux, les hôtels, les restaurants, les administrations et les forces publiques représentent une demande importante.

 

Une partie de leurs achats pourrait être contractualisée avec des producteurs locaux respectant des normes précises de qualité, de quantité et de régularité.

 

6. RÉSERVER UNE PART DE LA COMMANDE PUBLIQUE AUX PRODUITS LOCAUX

 

 

 

Cette préférence doit rester transparente, progressive et compatible avec les capacités réelles de production.

 

Elle permettrait de donner aux producteurs une visibilité suffisante pour investir.

 

7. SOUTENIR LA TRANSFORMATION

 

 

 

Le manioc, la banane, la patate douce, la noix de coco, les fruits, les épices et les produits de la pêche peuvent être transformés en farines, chips, conserves, jus, purées, huiles, produits séchés ou aliments prêts à consommer.

 

La transformation augmente la durée de conservation, améliore la valeur ajoutée et crée des emplois non agricoles.

 

8. DÉVELOPPER LA COOPÉRATION RÉGIONALE

 

 

 

Les Comores ne pourront pas produire seules tous leurs besoins.

 

La sécurité alimentaire doit aussi s’appuyer sur des partenariats avec Madagascar, la Tanzanie, le Mozambique, Maurice et les autres territoires de l’océan Indien.

 

La proximité régionale peut réduire les délais, les coûts de transport et les risques d’approvisionnement.

 

9. HONORER L’ENGAGEMENT AFRICAIN SUR LE FINANCEMENT AGRICOLE

 

 

 

Depuis la Déclaration de Maputo, renforcée à Malabo, les États africains se sont engagés à consacrer au moins 10 % de leurs dépenses publiques à l’agriculture et au développement rural, avec l’objectif historique d’atteindre une croissance agricole annuelle de 6 %. 

 

Cet engagement ne doit pas être traité comme un slogan.

 

Les crédits doivent financer des investissements productifs, être exécutés efficacement et faire l’objet d’une évaluation publique.

 

10. CONSTRUIRE UNE VÉRITABLE STATISTIQUE ALIMENTAIRE

 

 

 

Il faut connaître, pour chaque produit :

 

— la consommation nationale ;

 

— la production locale ;

 

— les volumes importés ;

 

— les prix à l’importation ;

 

— les marges de distribution ;

 

— les pertes après récolte ;

 

— les emplois existants ;

 

— les capacités de substitution.

 

Sans statistiques fiables, une politique de souveraineté alimentaire navigue à vue.

 

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UNE ASSIETTE PEUT CRÉER DES MILLIERS D’EMPLOIS

 

Derrière un aliment produit localement, il n’y a pas seulement un agriculteur.

 

Il y a aussi :

 

— un semencier ;

 

— un technicien ;

 

— un vétérinaire ;

 

— un transporteur ;

 

— un frigoriste ;

 

— un transformateur ;

 

— un emballagiste ;

 

— un commerçant ;

 

— un restaurateur ;

 

— un chercheur ;

 

— un banquier ;

 

— un jeune entrepreneur.

 

Une politique alimentaire bien conçue peut donc agir simultanément sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la balance commerciale, la santé publique, l’aménagement du territoire et la résilience nationale.

 

Chaque produit local compétitif crée une chaîne de revenus à l’intérieur du pays.

 

Chaque importation évitable transfère une partie de cette chaîne à l’extérieur.

 

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LA VÉRITÉ

 

La souveraineté alimentaire ne se décrète pas.

 

Elle se construit par des investissements, des filières organisées, des infrastructures, des financements, des compétences et des résultats mesurables.

 

Un pays ne devient pas souverain en fermant ses frontières.

 

Il le devient en renforçant sa capacité à produire, à transformer, à stocker, à commercer et à protéger les besoins essentiels de sa population.

 

« Chaque produit que nous pouvons produire localement, mais que nous importons durablement sans stratégie, représente une occasion d’investissement et d’emploi que nous envoyons ailleurs. »

 

L’objectif ne doit pas être de supprimer toutes les importations.

 

L’objectif doit être de faire en sorte que nos importations complètent notre production au lieu de la remplacer.

 

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Par Darchari MIKIDACHE, Président du think-tank Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)

 

La diffusion des idées fait progresser les peuples. Reproduction et partage autorisés avec mention intégrale de l’auteur et de la source.

 

Question du jour : quels produits alimentaires les Comores pourraient-elles produire ou transformer davantage afin de réduire progressivement leur dépendance extérieure ?

 

#SouverainetéAlimentaire #Agriculture #ProductionLocale #Comores #Afrique #Emploi #Pêche #Élevage #IndustrieAgroalimentaire #TransformationLocale #DéveloppementÉconomique #CEEC

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