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Bienvenue sur le site web de Darchari MIKIDACHE. Vous y trouverez une synthèse de ses propositions, ses éditoriaux, ses réflexions, ses actions, sa biographie, ses tribunes et ses citations.


LE PATRIMOINE MONDIAL N'A DE VALEUR QUE S'IL EST BIEN GÉRÉ

Publié le 28 Juillet 2026, 07:39am

Catégories : #Accompagnement, #IDEES - DEVELOPPEMENT, #Environnemental, #Politique publique, #Afrique, #UNESCO

 LE PATRIMOINE MONDIAL N'A DE VALEUR QUE S'IL EST BIEN GÉRÉ
 LE PATRIMOINE MONDIAL N'A DE VALEUR QUE S'IL EST BIEN GÉRÉ
 LE PATRIMOINE MONDIAL N'A DE VALEUR QUE S'IL EST BIEN GÉRÉ
 LE PATRIMOINE MONDIAL N'A DE VALEUR QUE S'IL EST BIEN GÉRÉ
 LE PATRIMOINE MONDIAL N'A DE VALEUR QUE S'IL EST BIEN GÉRÉ
 LE PATRIMOINE MONDIAL N'A DE VALEUR QUE S'IL EST BIEN GÉRÉ
 LE PATRIMOINE MONDIAL N'A DE VALEUR QUE S'IL EST BIEN GÉRÉ

L'inscription d'un bien sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO est une distinction exceptionnelle. Elle reconnaît la valeur universelle d'un site, renforce le rayonnement international d'un pays et peut devenir un puissant levier de développement économique.

Mais cette reconnaissance n'est pas une garantie de réussite.

Elle ne protège pas automatiquement les monuments contre la dégradation. Elle ne crée pas à elle seule des emplois, n'attire pas durablement les investisseurs et ne transforme pas un territoire sans une gouvernance efficace.

Le véritable défi commence après le classement.

Dans de nombreux pays, des sites inscrits au patrimoine mondial sont devenus des moteurs du tourisme, de l'emploi et de l'investissement. D'autres, en revanche, continuent de se détériorer faute d'entretien, de financements suffisants, de coordination entre les institutions ou de vision à long terme.

La différence ne réside pas dans le classement.

Elle réside dans la qualité de la gouvernance.

Le patrimoine doit être considéré comme un capital stratégique. Comme toute richesse nationale, il exige une gestion rigoureuse, des investissements réguliers, des compétences techniques, une transparence financière et une responsabilité collective.

Préserver un patrimoine ne consiste pas seulement à restaurer des bâtiments anciens. Il s'agit également d'organiser leur entretien, de protéger leur environnement, de former les artisans spécialisés, de sensibiliser les populations, de développer un tourisme durable et de créer des retombées économiques profitant aux communautés locales.

Pour les Comores, l'inscription des Médinas des Sultanats historiques constitue une opportunité historique.

Cette reconnaissance internationale doit désormais être transformée en politique publique durable.

Elle suppose une coopération étroite entre l'État, les îles autonomes, les communes, les habitants, les opérateurs touristiques, les chercheurs, la diaspora et les partenaires techniques et financiers.

Recommandations du CEEC

Créer une autorité nationale de gestion du patrimoine dotée de moyens humains, techniques et financiers adaptés.

Élaborer un plan de conservation et de valorisation sur plusieurs années avec des objectifs mesurables.

Garantir une transparence totale dans la gestion des financements consacrés au patrimoine.

Former une nouvelle génération d'artisans spécialisés dans la restauration des bâtiments historiques.

Développer un tourisme responsable dont une partie des recettes soit réinvestie dans l'entretien des sites.

Associer les populations locales à la préservation et à la valorisation des médinas.

Mettre en place des indicateurs de performance permettant d'évaluer régulièrement les résultats obtenus.


Une bonne gouvernance protège bien davantage que des monuments.

Elle protège l'histoire d'un peuple, renforce l'attractivité d'un pays, rassure les investisseurs et transforme un héritage culturel en véritable moteur de développement économique.

L'inscription au patrimoine mondial n'est donc pas une ligne d'arrivée.

C'est le début d'une responsabilité permanente.

> « Le patrimoine mondial n'est pas une richesse que l'on possède. C'est une responsabilité que l'on assume. La bonne gouvernance est le pont entre la reconnaissance internationale et le développement durable. »

Par Darchari MIKIDACHE
Président du think-tank Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)

La diffusion des idées fait progresser les peuples. Reproduction et partage autorisés avec mention intégrale de l'auteur et de la source.

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