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Bienvenue sur le site web de Darchari MIKIDACHE. Vous y trouverez une synthèse de ses propositions, ses éditoriaux, ses réflexions, ses actions, sa biographie, ses tribunes et ses citations.


L'AFRIQUE A BESOIN D'ÉTATS INVESTISSEURS, PAS D'ÉTATS ACTIONNAIRES À VIE

Publié par Darchari Mikidache sur 28 Juillet 2026, 06:28am

Catégories : #Accélération, #Développement durable, #Autonomie financière

L'AFRIQUE A BESOIN D'ÉTATS INVESTISSEURS, PAS D'ÉTATS ACTIONNAIRES À VIE
L'AFRIQUE A BESOIN D'ÉTATS INVESTISSEURS, PAS D'ÉTATS ACTIONNAIRES À VIE
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L'AFRIQUE A BESOIN D'ÉTATS INVESTISSEURS, PAS D'ÉTATS ACTIONNAIRES À VIE

Pendant plusieurs décennies, de nombreux États africains ont choisi de détenir durablement des participations dans des banques, des hôtels, des compagnies aériennes, des sociétés industrielles, des entreprises agricoles ou commerciales.

 

Par Darchari MIKIDACHE, Président du think-tank Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)

Cette stratégie répondait souvent à une nécessité : l'absence d'investisseurs privés suffisamment puissants pour développer certains secteurs essentiels.

 

Mais cette logique, pertinente dans certaines circonstances, ne doit pas devenir une règle permanente.

 

Le véritable rôle d'un État moderne n'est pas de gérer durablement des entreprises. Il est de créer un environnement favorable à leur naissance, à leur croissance et à leur compétitivité.

 

L'ÉTAT DOIT ÊTRE STRATÈGE AVANT D'ÊTRE ACTIONNAIRE

 

Certaines activités présentent un intérêt stratégique majeur pour un pays : énergie, eau, infrastructures, transports, numérique, santé, industries de défense ou technologies critiques.

 

Dans ces domaines, une intervention publique peut être indispensable.

 

L'État peut alors :

 

investir lorsque le secteur privé ne peut pas encore assumer seul le risque ;

 

lancer une nouvelle filière économique ;

 

construire les infrastructures indispensables ;

 

attirer des partenaires privés ;

 

sécuriser les premiers financements.

 

 

Cette intervention publique constitue un investissement de démarrage.

 

Elle ne devrait pas devenir une gestion permanente.

 

IMMOBILISER LE CAPITAL PUBLIC PEUT FREINER LE DÉVELOPPEMENT

 

Lorsqu'un État conserve pendant plusieurs décennies des participations importantes dans des entreprises devenues matures, plusieurs difficultés peuvent apparaître.

 

Les capitaux restent immobilisés alors qu'ils pourraient financer de nouveaux projets.

 

Les décisions économiques peuvent être influencées par des considérations politiques.

 

L'innovation progresse parfois plus lentement.

 

La concurrence peut être faussée.

 

Les performances économiques deviennent parfois inférieures à celles observées dans un environnement plus concurrentiel.

 

Le véritable coût est souvent invisible : chaque euro, dollar ou franc immobilisé dans une entreprise mature est un financement qui manque ailleurs.

 

L'EXPÉRIENCE INTERNATIONALE

 

De nombreux pays aujourd'hui industrialisés ont utilisé une stratégie différente.

 

L'État intervient fortement au début.

 

Il accompagne la création d'une filière.

 

Il partage les risques.

 

Puis, lorsque les entreprises deviennent solides, il réduit progressivement sa participation tout en conservant, si nécessaire, des mécanismes de contrôle ou des participations minoritaires dans les secteurs stratégiques.

 

Les ressources récupérées sont ensuite réinvesties dans de nouveaux projets.

 

Ce cycle permet de financer continuellement le développement sans augmenter indéfiniment la dette publique.

 

LES RECOMMANDATIONS DU CEEC

 

Le CEEC propose une approche fondée sur cinq principes.

 

Premièrement, réserver les investissements publics aux secteurs présentant un véritable caractère stratégique.

 

Deuxièmement, définir dès l'origine une stratégie de sortie progressive lorsque les objectifs industriels sont atteints.

 

Troisièmement, réinvestir intégralement les produits des cessions dans de nouvelles infrastructures, l'éducation, la recherche, l'innovation et la transformation industrielle.

 

Quatrièmement, renforcer les autorités indépendantes de régulation afin de préserver une concurrence loyale et de protéger les consommateurs.

 

Enfin, évaluer régulièrement les participations publiques afin de vérifier qu'elles répondent toujours à un intérêt économique national clairement démontré.

 

INVESTIR POUR LIBÉRER LES ÉNERGIES

 

L'opposition entre État et secteur privé est souvent stérile.

 

Les grandes réussites économiques reposent généralement sur une coopération intelligente entre les deux.

 

L'État prépare le terrain.

 

Le secteur privé investit, produit, innove et crée des emplois.

 

Les institutions garantissent la transparence, la stabilité et la concurrence.

 

C'est cette complémentarité qui permet de bâtir des économies solides, résilientes et compétitives.

 

L'Afrique n'a pas besoin d'États absents.

 

Elle n'a pas davantage besoin d'États actionnaires de toutes les entreprises.

 

Elle a besoin d'États stratèges, capables d'investir au bon moment, de mobiliser le secteur privé et de réorienter en permanence les ressources publiques vers les priorités de demain.

 

> « La mission d'un État moderne n'est pas de posséder toutes les entreprises. Sa mission est de créer les conditions permettant à des milliers d'entreprises de réussir. »

— Darchari MIKIDACHE

 

 

 

 

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La diffusion des idées fait progresser les peuples. Reproduction et partage autorisés avec mention intégrale de l'auteur et de la source.

 

#Afrique #Économie #CEEC #FinancesPubliques #Développement #Industrialisation #Investissement #SecteurPrivé #Réformes #Gouvernance #Croissance #Panafricanisme

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