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Bienvenue sur le site web de Darchari MIKIDACHE. Vous y trouverez une synthèse de ses propositions, ses éditoriaux, ses réflexions, ses actions, sa biographie, ses tribunes et ses citations.


Pour une politique efficace de promotion de l'entrepreneuriat et de lutte contre la pauvreté

Publié par Darchari MIKIDACHE sur 21 Octobre 2020, 18:30pm

Catégories : #Emploi, #Entreprendre, #Entrepreneuriat, #Afrique, #Comores, #Agriculture, #Production, #Transformation, #Pauvreté, #Madagascar

M. Darchari MIKIDACHE, président du think tank " Cercle des Économistes et des Experts Comoriens ( CEEC).#

M. Darchari MIKIDACHE, président du think tank " Cercle des Économistes et des Experts Comoriens ( CEEC).#

Développer l'entrepreneuriat  aux Comores et à Madagascar  comme dans le reste de l'Afrique pour lutter contre le chômage massif  implique des réformes multiples et une volonté politique  effective.

Par Darchari MIKIDACHE

Des projets et des initiatives de soutien de l'entrepreneuriat avec la mise en place de fonds de promotion des initiatives entrepreneuriales sont des actions essentielles pour contribuer à lutter contre la paupérisation de la population et contre le chômage qui touche toutes les couches de la société.

Aux Comores par exemple,  le gouvernement actuel ne cesse de faire la promotion de nouveaux dispositifs de guichets pour promouvoir les initiatives entrepreneuriales agricoles et annexes  des zones  périphériques et rurales sous forme de projet avec l'appui financier d'organisations internationales comme l'agence Française de Développement, la Banque Islamique, les organisations financières internationales avec des montants qui atteignent largement les 20 millions d'euros  soit plus de 9 milliards de francs comoriens.  Ces montants restent dans nul doute élevés. Personne ne peut le nier. Néanmoins, la problématique de la faisabilité est toujours vivace quant à la concrétisation des projets, les effets réels, les modalités d'action sur le terrain, l'accompagnement, la transparence et l'effectivité des procédures d'appels d'offres des opérateurs ou Associations ou cabinets choisis pour la mise en place desdits projets sans compter l'efficacité réelle et la transparence de l'utilisation des fonds alloués. 

Si ces projets vont dans le bon sens, leur mise en  œuvre  mérite plus de transparence. Et la sensibilisation ne doit pas seulement se traduire par des campagnes de communication gouvernementales dans les villages. Des agents voire des délégués ou  Ambassadeurs de ces projets doivent aller à la rencontre des  jeunes concernés  pour non seulement  les informer des modalités pratiques de candidature avec les dossiers simplifies clés en mains mais également faire un état de lieux des besoins réels en termes de formation entrepreneuriales et de logistiques et en termes de formation technique selon les domaines visés. 

Par ailleurs, ces projets ne touchant pas  forcément les jeunes vivant dans les grandes villes doivent être étendus  dans les domaines concernés et dans la population visée.  Il convient également de prendre en compte que les vocations agricoles ne sont pas légion auprès des jeunes.  Aussi, il est important d'agir en amont auprès du système éducatif national à moyen terme afin de doter les cursus scolaire et universitaire de modules de formation entrepreneuriale  avec des spécialités et des écoles de formation agricole intégrées avec des fermes pédagogiques.  
 En bref, les projets  de soutien des initiatives entrepreneuriales sont  à saluer en tant que projets. Mais leurs concrétisations   et les effets attendus doivent être travaillés davantage. L'heure est à l'action et non à la communication de politique politicienne. 

L'urgence sociale née de la crise sanitaire et de la crise économique engendrant un chômage très élevé plus de 50% de la population active dans compter les jeunes diplômés des universités dont les formations académiques ne sont pas forcément adaptées sur le marché de l'emploi exige des réformes profondes, concertées et pratiques. Se contenter de la mise à disposition de fonds dans s'assurer de la viabilité des modalités pratiques de mise en oeuvre de projets  restent insuffisant même si les initiatives  engagées sont à saluer. Personne ne peut souhaiter l'échec des projets car ce serait dramatique et gravissime. La gouvernance publique  devrait redoubler d'efforts en termes de transparence, de d'implication des procédures et d'inclusion du plus grand nombre de jeunes en tenant compte des réalités économiques locales.
 De même,  une réflexion  doit être portée sur les débouchés  et la vente des produits et services ainsi créés. 
Aussi,  j'appelle de mes vœux la création une Agence nationale de la transformation Économique et productive pour assurer un rôle moteur dans la promotion du " Made In Comoros "  comme une agence panafricaine d de la promotion du " Made in Africa" avec la création d'un fonds national de crédit agricole et d'accompagnement technique et de modernisation des techniques productives. Cette agence devrait comprendre un volet formation permanente et technique et un volet de suivi et d'accompagnement des initiatives économiques.  La mise en place de crédit à taux zéro et à taux d'intérêts bonifiés ou réduits un centre d'accompagnement financier, comptable et  administratif reste incontournable.  Au niveau national, les pouvoirs publics sont invités à travailler pour réduire les taux effectifs globaux des crédits bancaires pour les entreprises et les entrepreneurs jeunes et moins jeunes pour les secteurs stratégiques  vu que ces coûts sont trop élevés et peuvent largement atteindre 25%  dans les établissements financiers et assimilés. La création d'un fonds de garantie pour faciliter les prêts pour les entrepreneurs  devrait déboucher sur un crédit national pour l'entrepreneuriat et la transformation Économique afin de soutenir les initiatives de création d'emplois et la modernisation de l'économie nationale pour faire face à la concurrence des importations et aider aux conditionnement et à la commercialisation des produits créés localement. Aussi, un travail de réconciliation  économique doit être menée par les pouvoirs publics avec les opérateurs économiques  et en direction de la diaspora comorienne économique  avec l'opérationnalisation de la plateforme de Dialogue public/privé, une plus grande transparence des tarifs douaniers et fiscaux en plus d'un plan national de simplification des procédures administratives. Cela implique à la fois de la pédagogie, des réformes incitatives et de transparence effectives. 

Tout est question de volonté politique et de mise en place de nouvelles pratiques de bonne gouvernance et de choix des bonnes compétences aux bons postes. 

Darchari MIKIDACHE

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