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Bienvenue sur le site web de Darchari MIKIDACHE. Vous y trouverez une synthèse de ses propositions, ses éditoriaux, ses réflexions, ses actions, sa biographie, ses tribunes et ses citations.


La résilience de la Nation  passe par le soutien  de l'insertion  professionnelle des jeunes 

Publié par Darchari MIKIDACHE sur 31 Juillet 2020, 21:22pm

Catégories : #Jeunesse, #Économie, #Éducation

Darchari MIKIDACHE, président de l'ONG USHABABI WA MESO INTERNATIONAL lors d'une réunion publique à Tamatave Madagascar.

Darchari MIKIDACHE, président de l'ONG USHABABI WA MESO INTERNATIONAL lors d'une réunion publique à Tamatave Madagascar.

Par Darchari  MIKIDACHE 

Comment rester impassible fa e à  la désespérance  des jeunes  diplômés de l'Université  des Comores et des lycéens  qui ne poursuivent  pas leurs  études  en quête  d'un travail  digne ?

Le chômage  massif  des jeunes et des moins jeunes qui touchent  plus de 50% de la population  active est un fléau  qui met en danger  la Nation à  plusieurs  titres.
En premier  lieu, les jeunes quittant le système  scolaire  ou universitaire  en dépit de leurs diplômes   du Baccalauréat  à  des diplômes supérieurs  se retrouvent  démunis  sans un système  d'accompagnement  
post-études. Ils sont à  la merci du bon vouloir des politiques ou des pouvoirs  publics et directeurs  généraux  ou régionaux  des sociétés  d'État, agences ou Administrations autonomes pour des stages peu encadrés  et à  peine rémunérés  avec des promesses d'embauche  qui ne se concrétisent  que rarement  pour les plus chanceux.

En second lieu, cette absence  d'activités  rémunérées  ou rémunératrices  constitue une épée  de Damoclès  sur les jeunes qui sont obligés  soit de s'enfermer chez eux, soit de chercher  à  quitter  le territoire  comorien au péril de leur vie, soit se politiser en soutenant  une personnalité  du régime  ou d'autres partis en espérant être  recrutés au  bout du compte. Certains se sont obligés  de se prostituer  afin de survivre.   Tout cela reste inacceptable  et un danger  pour la cohésion  sociale  et un handicap  pour l'avenir  de notre pays.
D'autres  jeunes soutenus moralement  ou financièrement  par leurs parents directs ou proches parents expatriés se démènent  tant bien que mal pour se créer  une petite  activité  informelle  afin de rester autonomes et garder leur dignité. 

La majorité  des situations que vivent la jeunesse  comorienne  comme les moins jeunes désespérés  est intolérable. On ne peut se contenter des mesures annoncées  par les pouvoirs  publics notamment  l'accompagnement financiers des  jeunes porteurs  de projets les meilleurs  en négligeant  d'avoir sur les fondamentaux pour améliorer  la situation  de la jeunesse  estudiantine  dans leur acquisition  de savoir  et de savoir-faire en amont.  

Les dirigeants  publics doivent  avant tout renforcer les conditions  d'études des jeunes à  l'Université  des  Comores  comme  dans les lycées  publics  en termes logistiques, pédagogiques, éducatives et sociales avec des enseignants  mieux formés et rémunérés  correctement  sans arriérés  de salaires et traitements.  
De même  un système  de bourses  nationales  pour les études supérieures  dans des secteurs dits prioritaires  pour  le développement  avec une sélection  des meilleurs  élèves sur l'ensemble  des îles Comores est vital pour soutenir la jeunesse.   Des bourses nationales  sur critères  sociaux  et universitaires  et réparties  équitablement  sur les 3 îles  gérées  par le gouvernement  central  peuvent  être  mises à  place à  condition  que leurs attributions  soient  transparentes  avec des critères  prédéfinis et impartis  avec une attribution  par des Commissions    régionales  indépendantes. Le financement  de ces bourses pourrait  être  issu  sur une combinaison  des fonds RAU (Redevances  Administratives  Uniques)  de la DOUANE et d'une partie des  fonds spéciaux  de la Présidence, de l'Assemblée  nationale  et d'autres  institutions.  Une taxe sur les hydrocarbure pourrait   en compléter  le financement.  

Des pôles et réseaux   de lycées publics  techniques  et professionnels  doivent  être  créés  dans chaque île  pour accompagner  les lycéens  désirant  apprendre  un véritable métier  afin de pouvoir travailler  directement.  Cela doit commencer  par la réhabilitation du lycée  technique  et professionnel situé  à  Ouani à  Anjouan.

Au niveau  de la formation  académique des jeunes à  l'Université  des  Comores comme  au niveau  terminal des lycées  publics  et privés, un module de blocs de formation professionnelle  d'adaptation  à  la vie active devrait être  mis en place. Son contenu  devrait  être  décidé  en concertation avec les syndicats  des opérateurs économiques, le corps  enseignant, les syndicats  professionnels. Il devra comprendre   notamment  des formations  en commerce électronique, entrepreneuriat, gestion  de projets, informatique, commercialisation, comptabilité  de base et fiscalité. 

De même, à la sortie  du système   scolaire  ou universitaire, la Maison de l'emploi (MDE)  qui doit être  dotée  de moyens substantiels à  défaut  une agence  nationale pour la promotion de l'emploi et l'insertion  professionnelle des jeunes  devrait  disposer des capacités  nécessaires  pour non seulement  assurer  des formations  professionnelles  techniques  pour les porteurs  de projets mais également  accompagner  les initiatives  entrepreneuriales  et assurer un suivi  comptable,  administratif, financier et fiscal des jeunes entrepreneurs.   Elle pourrait  également  soutenir les demandeurs d'emploi  à  la recherche  de stages, de travail ou des qualifications  supplémentaires  ou des personnes  en reconversion  professionnelle. En son sein,  un Centre  national  de gestion agréé  pour accompagner  les jeunes  opérateurs  économiques , un Département  Financement  disposant  d'un fonds de garantie,d'un fonds d'amorçage  des projets  créateurs  d'emplois, un Crédit entrepreneurial et un fonds d'investissement  pour les projets créateurs de valeur  ajoutée devraient  y être  créés. 

Par ailleurs, les pouvoirs  publics  doivent continuer  à  réformer  le pays avec intelligence, concertation  et efficacité.  Cela passe par une amélioration  significative  du  climat  des affaires  avec un objectif  de figurer  parmi  les 100 premiers  dans le classement  de la Banque  Mondiale  Doing Business. Ils ne doivent  nullement  se réjouir du classement  actuel  même  si des  progrès  ont été  enregistrés.  

 Les Comores doivent  atteindre une plus grande liberté   d'entreprise   avec un climat  des  affaires  plus attractif et plus compétitif.  Les poches de népotisme et la systématisation  de la corruption  dans l'attribution  des marchés  publics  sans appels d'offres  transparents ou sans organe indépendant  de contrôle  des procédures  de passation des marchés  publics  doivent  cesser.  Les recrutements techniques   doivent se faire sur le fondement  des compétences avec la mise en place de système  de concours ou de sélection  impartiaux et incontestables. Les embauches   clientélistes et l'opacité  de  gouvernance  publique   ne peuvent  perdurer pour assurer un décollage  économique  crédible  et continu.  A defaut, les  Comores  risquent  de se déclasser et de continuer  à  pratiquer  la politique  de l'assistanat  et de la mendicité. 
 Une facilitation  des initiatives  économiques  de la diaspora comorienne  et  une  plus grande intensité  dans la collaboration  et le dialogue  avec le secteur  privé  reste crucial pour  assurer une cohésion  économique  permettant  la transformation  économique  avec une plus grande création  d'emplois.  Ce qui implique un allègement  et une implication  des procédures  fiscales  et comptables  avec la dématérialisation  des obligations  des sociétés.  De même, une politique  concertée  de soutien  des petites activités  du secteur informel  avec un appui et une incitation  financière   pour une intégration  progressive  dans le secteur  formel est un axe de travail qui exige une stratégie  et un plan pluriannuel mettant en place un recensement préalable  dans le cadre du plan de relance  économique  évoqué par les pouvoirs  publics. Dans ce cadre, les communes doivent jouer un rôle  clé  avec la mise en place d'une réforme  foncière  débouchant  sur la mise en place de Services municipaux  et régionaux d"entrepreneuriat et d'accompagnement  des jeunes dans les activités  agricoles avec un volet de formation  technique. 

La volonté  politique, une vision stratégique  fondée  sur l'équité  et sur une justice impartiale  luttant contre la culture  de l'impunité et contre la corruption  administrative et le respect  strict des procédures  judiciaires   sont  des facteurs  essentiels  pour  jeter les fondamentaux incontournables  pour soutenir la jeunesse  et assurer la cohésion  nationale. 

Darchari  MIKIDACHE 

www.darcharimikidache.com

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Zabahou Abdou 04/08/2020 10:09

Du coup et et je suis intéressant d'être parmi vous

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